L'ENFANT INTÉRIEUR : ET SI VOUS LUI BOTTIEZ LES FESSES ?!
par Pascale Piquet
Publié: le 24 août 2010
« Fais grandir ton enfant intérieur », voilà ce qu'on vous dit. Mais il est où, celui-là ?! C'est facile à dire, mais on fait ça comment ?! C'est fou, n'est-ce pas, d'être un adulte qui se comporte comme un enfant ?
Reprenons la définition du mot « adulte » selon Le Petit Larousse : « Personne parvenue à sa maturité physique, intellectuelle et psychologique ». Maturité physique, personne n'y échappe : le corps grandit. Maturité intellectuelle, l'instruction et l'expérience y contribuent. Quant à la maturité psychologique, c'est bien là que le bât blesse : Vous avez parfois des réactions d'adulte, surtout dans votre vie professionnelle (qui fait surtout appel à l'instruction et l'expérience) et parfois des réactions d'enfant, particulièrement dans votre vie affective : vos peurs, vos insécurités prennent le dessus et vous voilà parfois incapable de fonctionner (voir la vidéo « Comprendre la dépendance affective » : http://pascalepiquet.com/video-dependance-affective.php ).
De quoi cet enfant intérieur a-t-il peur en priorité ? De la solitude ! On ne meurt pas de solitude, passé 20 ans, on meurt de la peur de la solitude ! De 0 à 16 ans, surtout dans la toute petite enfance, vous avez un besoin vital de vos parents, de reconnaissance, d'affection et de sécurité, en plus de l'aspect pourvoyeur : un toit sur la tête, des habits sur le dos et de la nourriture dans l'assiette.
Trop nombreux sont ceux qui ont quitté le nid familial, vers 16 ans, soit pour s'enfuir, soit poussés brutalement vers la sortie, et qui ont pu, de peine et de misère, subvenir à leurs besoins. Ils sont survécus. Tous les enfants amérindiens qui ont été arrachés à leurs parents et déportés en sont la preuve vivante. Étirons jusqu'à 20 ans, âge auquel vous êtes capable d'avoir un job, un logement et une voiture : à partir de ce moment-là, vous n'avez plus BESOIN de reconnaissance et d'affection.
En quittant vos parents, vous devriez être autonome affectivement. En ce sens que si vous êtes coupé de votre famille et de vos amis d'enfance, parce que vous avez trouvé un job dans une région éloignée ou un autre pays, vous pouvez vivre tout à fait normalement. A 23 ans, je suis « montée » à la capitale, quittant mon Sud-Ouest natal pour m'installer à Paris. Je n'y connaissais personne et j'avais juste un contrat de travail en poche. Jamais je ne me suis sentie seule : faut dire que ça faisait longtemps que j'avais été virée du nid, puisqu'en pension depuis l'âge de 11 ans. N'ayant pas eu d'affection, je n'en dépendais donc pas. Le besoin, c'est quand on ne peut pas s'en passer, parce que c'est vital : si vous n'en avez pas, vous mourez. C'est la différence entre BESOIN et PLAISIR : j'ai PLAISIR à recevoir de la reconnaissance et de l'affection, mais je n'en ai pas BESOIN. Si je n'en ai pas, je vis très bien ! C'est l'idée que c'est vital qui vous tue. Et je n'ai jamais vu qui que ce soit mourir parce qu'il ne recevait pas de reconnaissance ni d'affection, passé la petite enfance. (…)
Pour en savoir plus, lisez la fin de cette chronique :
http://www.machronique.com/l%e2%80%99enfant-interieur-et-si-vous-lui-bottiez-les-fesses/
www.pascalepiquet.com


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